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مصدر: سفارة جمهورية الصين الشعبية بالجزائر.
S.E.M. Dong Guangli, Ambassadeur de Chine en Algérie, accorde une interview exclusive à l’émission « Couloir de la diplomatie » de l’Etablissement national de télévision (EPTV) de l’Algérie
I. Comment évaluez-vous le niveau des relations stratégiques entre l’Algérie et la Chine à la lumière du dynamisme diplomatique et économique que connaissent les relations entre les deux pays ?
Sous la conduite stratégique des deux Chefs d’État, les relations sino-algériennes affichent une dynamique vigoureuse. Pour les résumer en une phrase, je dirais qu’ « elles ont connu un excellent démarrage et poursuivent leur essor, marquée par une succession de bonnes nouvelles ».
Premièrement, la confiance politique mutuelle ne cesse de se consolider. Au début de l’année, les satellites Alsat 3A et 3B ont été lancés avec succès depuis la base de lancement de Jiuquan, en Chine. À cette occasion, le Président Xi Jinping et le Président Abdelmadjid Tebboune ont échangé des messages de félicitations, insufflant un nouvel élan politique à l’approfondissement des relations sino-algériennes. En avril, M. Jin Xin, Vice-ministre du Département international du PCC, a conduit une délégation en Algérie. Au cours de sa visite, il a rencontré M. le Ministre de la Jeunesse, ainsi que des responsables des principaux partis politiques algériens. Les deux parties ont également organisé avec succès le colloque intitulé « Approfondir les échanges et l’inspiration mutuelle entre les civilisations chinoise et algérienne, écrire ensemble un nouveau chapitre de développement et de prospérité », ce qui a permis d’élargir l’étendue et la profondeur des relations bilatérales.
Deuxièmement, la coopération pragmatique gagne en qualité. Les relations économiques et commerciales sino-algériennes sont de plus en plus mutuellement bénéfiques. Sur le plan commercial, le volume des échanges de marchandises entre la Chine et l’Algérie atteint 15,25 milliards de dollars en 2025, soit une hausse de 22,2 % en glissement annuel. Il convient de souligner en particulier que les importations chinoises en provenance d’Algérie progresse de 67,4 %. En matière d’investissement, selon les statistiques incomplètes de l’Ambassade de Chine, les investissements chinois en Algérie avoisinent 7 milliards de dollars. Je suis convaincu qu’à mesure que la coopération sino-algérienne continuera de s’approfondir, ces chiffres poursuivront leur progression. Dans le domaine des infrastructures, la ligne ferroviaire minière de l’Ouest algérien a été officiellement mise en service au début de cette année. Cette ligne constitue à la fois un accélérateur de la transformation économique de l’Algérie et un nouveau point de départ pour la coopération sino-algérienne en matière d’infrastructures. Lors de la cérémonie d’inauguration dudit projet, le Président Tebboune a évoqué la Chine à deux reprises, « remerciant les amis chinois d’avoir surmonté des conditions naturelles difficiles et mené à bien la réalisation du projet ». Ces propos traduisent une haute appréciation du travail accompli par les équipes chinois et des fruits de la coopération bilatérale. Nous remercions sincèrement le Président Tebboune pour cette remarque, et nous sommes profondément honorés d’avoir participé à un projet aussi important pour l’Algérie, et disposés à approfondir cette coopération.
L’année 2026 marque le début du 15e Plan quinquennal de la Chine, et aussi une année cruciale pour l’Algérie dans la réalisation de sa diversification économique. Au premier trimestre, le PIB de la Chine a enregistré une croissance de 5 % en glissement annuel, soit une accélération de 0,5 point de pourcentage par rapport au quatrième trimestre de l’année précédente. Nous sommes pleinement confiants dans la réalisation de l’objectif de croissance de l’économie chinoise, fixé cette année entre 4,5 % et 5 %.
La réussite de la modernisation à la chinoise montre que la modernisation ne signifie pas l’occidentalisation, et que les voies menant à la modernisation sont diverses. La Chine est prête à travailler avec l’Algérie pour défendre le principe d’indépendance et d’autonomie, suivre une voie de développement adaptée aux réalités nationales de chaque pays, et faire avancer ensemble le processus de modernisation.
Pour l’avenir, je suis convaincu que, tant que les deux parties suivront les orientations stratégiques de nos deux chefs d’Etat et renforceront la synergie entre leurs stratégies de développement, le partenariat stratégique global sino-algérien poursuivra résolument sa marche sur la voie rapide, avec une vitalité renouvelée et vers un niveau plus élevé.
II. L’Algérie adopte aujourd’hui une nouvelle orientation économique fondée sur la diversification des partenariats et des investissements. Quels sont les principaux projets et investissements chinois attendus en Algérie dans les prochaines années? Comment percevez-vous les opportunités de coopération dans les domaines de la technologie, des énergies renouvelables et de l’intelligence artificielle ?
Ces dernières années, sous la conduite du Président Tebboune, la stratégie de diversification économique de l’Algérie a obtenu des résultats positifs. Les exportations hors hydrocarbures ont connu une forte croissance, et des produits tels que les engrais, le ciment, l’acier et les produits agroalimentaires ont été exportés vers plus de 120 pays. La marque « Made in Algeria » gagne en visibilité pas à pas sur la scène internationale. La partie chinoise salue hautement ces progrès.
Parallèlement, grâce à l’amélioration continue de l’environnement des affaires en Algérie, l’intérêt des entreprises chinoises pour l’investissement dans le pays ne cesse de croître. Par exemple, l’Algérie possède des atouts remarquables pour le développement de l’industrie photovoltaïque, qui constitue un domaine de coopération particulièrement suivi par les entreprises chinoises. Dans le secteur automobile, plusieurs constructeurs chinois ont conclu des accords de coopération avec des entreprises algériennes, avec l’objectif de fabriquer des véhicules en Algérie.
Outre la coopération dans les domaines traditionnels tels que les infrastructures, le commerce et l’énergie, les deux parties disposent d’une bonne base de coopération dans des secteurs comme les sciences et technologies, les énergies renouvelables et l’intelligence artificielle, et les perspectives sont très prometteuses.
Dans le domaine numérique, récemment, le Centre national des prestations numériques, projet emblématique de coopération sino-algérienne, est entré dans sa phase finale. Une fois mis en service, ce projet jettera des bases plus solides pour l’approfondissement de la coopération bilatérale dans le domaine numérique. L’Algérie a officiellement lancé la 5G en décembre dernier. La Chine est un leader mondial dans le domaine de la technologie 5G. Nous sommes convaincus que la coopération sino-algérienne dans ce domaine va beaucoup accélérer la transformation numérique de l’Algérie, et à travers cette coopération, l’Algérie va rejoindre rapidement le rang des pays émergents. Dans le domaine des énergies renouvelables, la centrale photovoltaïque de Biskra de 220 mégawatts, réalisée par une entreprise chinoise , est entrée en service, donnant un bon départ au programme algérien de 3 gigawatts d’énergie solaire. La partie chinoise est prête à apporter une contribution encore plus importante à l’objectif de l’Algérie qui vise 15 gigawatts de capacités renouvelables à l’horizon 2035. Dans le domaine de l’IA, la Chine attache une grande importance aux perspectives de développement de l’Algérie et la considère comme un partenaire important dans ce secteur. Le ministère chinois des Sciences et Technologies et le ministère algérien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ont signé, en juin dernier, un mémorandum d’entente sur la mise en œuvre conjointe d’un programme de coopération en matière de science, de technologie et d’innovation dans le domaine de l’IA. Les deux parties maintiennent une communication étroite en vue d’approfondir davantage leur coopération en la matière.
III. Depuis le 1er mai 2026, la Chine applique un traitement tarifaire douanier zéro à 53 pays africains avec lesquels elle entretient des relations diplomatiques. Quels bénéfices L’Algérie peuvent-il tirer de cette politique ?
La politique du zéro droit de douane constitue une nouvelle illustration concrète du soutien actif de la Chine à la modernisation de l’Afrique. Depuis le 1er mai 2026, cette politique est officiellement entrée en vigueur. 53 pays africains ayant des relations diplomatiques avec la Chine, dont l’Algérie, bénéficient pleinement de cette mesure favorable.
Pour l’Algérie, cette politique donnera un nouvel élan à la réduction de sa dépendance au secteur des hydrocarbures, tout en mettant le cap sur une diversification économique accélérée. Les produits agricoles bénéficieront surtout cette politique. Lorsque les procédures d’accès au marché sont accomplies, les produits agricoles algériens de bonne qualité, tels que les dattes, les agrumes, l’huile d’olive et le vin, entrerent sur le marché chinois sans droits de douane. L’exportation vers la Chine des produits énergétiques et miniers, comme le pétrole, le gaz naturel et le phosphate, connaîtra certainement une augmentation. Sur le long terme, comme l’Algérie se trouve au carrefour entre l’Europe et l’Afrique, la politique du zéro droit de douane accordée par la Chine aidera le pays à attirer les investissements productifs, aussi bien nationaux qu’étrangers, tout en promouvant son industrialisation et la modernisation de son agriculture. Ses produits exportés vers la Chine seront de plus en plus variés et leur volume augmentera avec le temps. La valeur ajoutée intérieure des exportations et les revenus en devises seront également accrus. Tout cela favorisera l’édification de l’Algérie nouvelle.
On peut dire que le zéro droit de douane constitue une « soustraction » pour les droits de douane, une « addition » pour le développement, et une « multiplication » pour le bien-être des populations. Dans un contexte où l’environnement commercial mondial est marqué par de nombreuses incertitudes, l’ouverture complète du marché chinois à l’Afrique devient un symbole de la coopération sino-africaine dans la nouvelle ère, et donnera au monde un exemple de modernisation fondée sur la coopération gagnant-gagnant.
IV. Tout récemment, le président américain Donald Trump et le président russe Vladimir Poutine se sont rendus successivement en Chine, ce qui a suscité une grande attention de la communauté internationale. Pourriez-vous présenter la situation concernant ces visites ?
Les présidents américain et russe se sont rendus en Chine dans l’intervalle d’une semaine, ce qui témoigne de la reconnaissance et de la confiance accordées à la diplomatie de grand pays aux caractéristiques chinoises à l’ère nouvelle. La Chine s’en tient toujours à l’indépendance et à l’autonomie, au développement pacifique et à la coopération gagnant-gagnant. Elle est l’un des pays dont la politique extérieure est la plus stable au monde. Les faits démontrent qu’une Chine stable, pacifique, confiante et unie apportera assurément davantage de lumière à l’avenir de l’humanité.
Il s’agit de la première visite d’un président américain en Chine depuis neuf ans, prolongeant et consolidant la bonne dynamique d’interaction entre les deux chefs d’État. Les deux parties sont convenues d’oeuvrer pour l’établissement d’une relation sino-américaine de stabilité stratégique constructive, ce qui constitue le consensus politique le plus important de cette visite. La stabilité stratégique constructive” doit être une stabilité positive fondée principalement sur la coopération, une stabilité saine caractérisée par une concurrence modérée, une stabilité constante où les divergences restent maîtrisables, et une stabilité durable porteuse de promesses de paix. En outre, les deux parties sont disposées à multiplier les échanges dans divers domaines, notamment la diplomatie, les relations entre les armées, l’économie et le commerce, la santé, l’agriculture, le tourisme, les échanges humains et culturels, ainsi que l’application de la loi, insufflant ainsi un nouvel élan aux relations bilatérales pour la prochaine étape.
Il s’agit de la 25e visite du Président Vladimir Poutine en Chine. Les deux Chefs d’État sont parvenus à de nouveaux consensus importants sur la promotion du partenariat de coordination stratégique global sino-russe à l’ère nouvelle. Ils ont signé conjointement une déclaration commune sur le renforcement de la coordination stratégique globale et l’approfondissement de la coopération de bon voisinage et d’amitié, et ont assisté à la signature de 20 documents de coopération dans les domaines de l’économie et du commerce, de l’éducation, des sciences et technologies, entre autres. Les deux pays ont également publié une déclaration commune sur la promotion d’un monde multipolaire et de nouvelles relations internationales. Sous l’orientation stratégique commune des deux Chefs d’État, les relations sino-russes se trouvent désormais à un nouveau point de départ.
La Chine est prête à travailler avec les États-Unis et la Russie pour mettre pleinement en œuvre les consensus importants des Chefs d’État, apporter davantage de bien-être aux peuples des trois pays et contribuer davantage à la paix et au développement dans le monde.
V. Comment voyez-vous la situation actuelle au Moyen-Orient ? Quels efforts la Chine a-t-elle déployé pour apaiser les tensions ? Comment évaluez-vous la diplomatie algérienne ?
Ce conflit a infligé de lourdes pertes aux populations des pays de la région et au delà. Alors que les répercussions continuent de s’étendre, ce conflit pèse lourdement sur la croissance économique mondiale, les chaînes industrielles et d’approvisionnement, l’ordre commercial international et la stabilité de l’approvisionnement énergétique mondial, et porte atteinte aux intérêts communs de la communauté internationale. Il est vain de poursuivre ce conflit qui n’aurait jamais dû avoir lieu. Trouver rapidement une issue à cette situation est dans l’intérêt non seulement des pays en conflit, mais aussi des pays de la région et du reste du monde.
Depuis le début du conflit, la Chine œuvre en faveur de sa fin et de la paix. Le président Xi Jinping a présenté les quatre propositions visant à préserver et à promouvoir la paix et la stabilité au Moyen-Orient, les trois propositions de la Chine et de l’Afrique pour faire face ensemble aux répercussions du conflit au Moyen-Orient. La Chine et le Pakistan ont avancé une initiative en cinq points visant à rétablir la paix et la stabilité dans la région du Golfe et au Moyen-Orient. Le Ministre chinois des Affaires étrangères Wang Yi a tenu près de 30 réunions et entretiens téléphoniques avec les pays du Conseil de coopération du Golfe, dont l’Arabie saoudite, ainsi qu’avec l’Iran, Israël, la Russie et d’autres parties concernées.
L’Algérie est une force importante dans la défense des intérêts communs des pays du Sud global et dans la promotion d’un ordre international plus juste et plus rationnel. Récemment, Les candidats d’Algérie ont acquit les postes de vice-président de la 21e session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO pour l’année 2026, vice-président de la 11e Conférence d’examen du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (TNP), et président du Parlement panafricain. Tout cela reflète pleinement l’importance que la communauté internationale attache au rôle de l’Algérie. La Chine et l’Algérie partagent des positions hautement convergentes dans les affaires multilatérales, s’attachent ensemble à défendre un véritable multilatéralisme, à s’opposer à l’unilatéralisme et à la politique de puissance, et à renforcer leur coordination stratégique approfondie sur la gouvernance mondiale, les questions d’actualité régionales ainsi que les sujets touchant à leurs intérêts fondamentaux respectifs. La Chine est prête à continuer de travailler avec l’Algérie et les autres pays afin d’apporter un soutien accru aux pourparlers entre les États-Unis et l’Iran et de jouer un rôle constructif dans la réalisation de la paix durable au Moyen-Orient.
VI. Les relations culturelles et humaines constituent un pont essentiel entre les peuples. Comment l’ambassade de Chine en Algérie œuvre-t-elle au renforcement du rapprochement culturel et touristique entre les peuples algérien et chinois ?
Les échanges humains et culturels constituent un pilier essentiel des relations sino-algériennes. L’année 2026 marque l’année sino-africaine des échanges humains et culturels, dans le cadre de laquelle la Chine et l’Algérie ont déjà organisé plusieurs événements importants. Au début de cette année, l’Ambassade de Chine en Algérie a invité la troupe artistique de la province du Gansu à présenter avec succès des spectacles dans le cadre de l’événement « Joyeux Nouvel An chinois ». En avril, le premier Symposium international sur les échanges de civilisations et l’apprentissage mutuel entre la Chine et les pays arabo-africains s’est tenu en Algérie, constituant une illustration vivante de la mise en œuvre de l’Initiative pour la civilisation mondiale. En mai, la Chine a participé, pour la cinquième année consécutive, au Salon international du tourisme d’Alger, et a réussi à attirer de nombreux visiteurs algériens pour découvrir les richesses touristiques et culturelles chinoises. Récemment, une série d’activités telles que la Journée internationale de la langue chinoise, le concours « Pont vers le chinois » ainsi que la Journée portes ouvertes de l’Ambassade se succèdent, les inscriptions aux Instituts Confucius connaissent un fort engouement, l’apprentissage de la langue chinoise est devenu une véritable tendance. Prochainement, l’Ambassade de Chine organisera également une Rencontre d’amitié entre les jeunes chinois et algériens ainsi que la première édition du Concours de poésie chinoise «Coupe de l’Ambassadeur – Nihao China» ». Par ailleurs, les membres de la 29e équipe médicale chinoise sont tous arrivés en Algérie. Ils travailleront aux côtés du personnel médical algérien afin de perpétuer l’amitié sincère sino-algérienne qui est par-delà les montagnes et la mer.
À cette occasion, je voudrais partager avec vous un chiffre encourageant. En 2025, près de 30 000 touristes chinois se sont rendus en Algérie. Ils ont admiré les magnifiques paysages du littoral méditerranéen, ont exploré des patrimoines de l’époque romaine et ont découvert les panoramas grandioses du désert du Sahara. La simplicité et l’hospitalité du peuple algérien ont profondément touché les visiteurs chinois. L’Ambassade de Chine continuera à favoriser le rayonnement des ressources touristiques uniques de l’Algérie, afin de permettre à davantage de touristes chinois de découvrir le charme de cette « perle de la Méditerranée » et de renforcer davantage la connaissance mutuelle et l’amitié entre les peuples chinois et algérien
VII. Certains pays avancent l’argument selon lequel la résolution 2758 de l’Assemblée générale des Nations unies n’équivaut pas au principe d’une seule Chine, qu’elle ne précise pas la souveraineté de Taiwan et qu’elle n’empêche pas la participation de Taiwan aux organisations internationales. Quelle est votre réponse à ce sujet ?
L’autorité de la résolution 2758 ne peuvent être défiée. Cette année marque le 55e anniversaire de l’adoption de la résolution, l’Algérie, en tant que coauteur de la résolution 2758, a apporté une contribution historique particulière au rétablissement du siège légitime de la Chine nouvelle aux Nations Unies. Le 25 octobre 1971, la 26e Assemblée générale des Nations Unies, a adopté à une majorité écrasante la résolution 2758, réglant complètement et définitivement, sur les plans politique, juridique et procédural, la question de la représentation de la Chine tout entière, y compris Taiwan, au sein des Nations Unies. La résolution 2758 affirme qu’il n’y a qu’une seule Chine dans le monde, que Taiwan fait partie intégrante du territoire chinois et n’est pas un État, que le gouvernement de la République populaire de Chine est le seul représentant légitime de la Chine et qu’il n’existe pas « deux Chine » ou « une Chine, un Taiwan ». Le 15 novembre 1971, la délégation de la République populaire de Chine a participé pour la première fois à l’Assemblée générale des Nations Unies et y a reçu un accueil chaleureux. Les représentants permanents de 57 pays se sont succédé à la tribune pour lui souhaiter la bienvenue, illustrant ainsi le soutien de la communauté internationale et l’aspiration commune des peuples.
Récemment, malgré une opposition généralisée, le dirigeant de l’autorité de Taiwan Lai Ching-te, a mis en scène une farce de visite clandestine en Eswatini. Cela montre clairement encore une fois que les actes sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan » ne sont qu’une affaire louche et inacceptable pour la communauté internationale. Lai a pris l’« avion privé » du roi d’Eswatini pour assurer ses déplacements aller-retour, mais il n’y a pas de repas gratuit, c’est finalement la population taiwanaise qui va en assumer la facture. Lai, au mépris du bien-être de la population de l’île, dépense des sommes considérables pour maintenir les relations avec Eswatini, portant gravement atteinte aux intérêts et au bien-être des habitants de Taiwan. À Taiwan, les critiques contre cette visite clandestine de Lai ne cessent de se multiplier. Pour l’Eswatini, elle a persisté dans la liaison avec les forces sécessionnistes visant l’« indépendance de Taiwan », ce qui l’a privée des opportunités importantes offertes par le développement de la Chine. À ce jour, 183 pays ont établi et développé des relations diplomatiques avec la Chine sur la base du principe d’une seule Chine. Le principe d’une seule Chine représente l’aspiration commune, la tendance générale et la justice historique. La Chine réalisera inévitablement sa réunification complète, et Taiwan reviendra forcément dans le giron de la mère patrie. Il s’agit de la volonté ferme des plus de 1,4 milliard de Chinois, ainsi qu’une tendance historique irréversible qu’aucune force ne pourra arrêter.